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La "British American Land Company":
Né à Sainte-Agathe-des-Monts en 1916, Jean-Jacques Bertrand a étudié au Séminaire de Saint-Hyacinthe et à l 'Université de Montréal en droit. Sa carrière politique débuta en 1948, lorsque, sous la bannière de l'Union Nationale de Maurice Duplessis qui était au pouvoir, il fut élu comme député à l'Assemblé nationale.
À ce jour, le seul Premier ministre du Québec natif des Cantons-de-l'Est est Daniel Johnson Sr., né à Sainte-Anne-de-Danville en 1915. Fils d'un père irlandais catholique et d'une mère canadienne-française, M. Johnson est d'abord entré en politique en 1946 lors d'élections complémentaires tenues cette année-là.
Même s'il n'est pas originaire des Cantons-de-l'Est, Joseph-Adélard Godbout adopta les Cantons au milieu de sa vie lorsqu'en 1930 il acheta une maison de ferme centenaire près de Frelighsburg. Il y fut enterré; sa famille y réside encore.
À ce jour, Louis S. St-Laurent est le seul Premier ministre canadien né dans les Cantons-de-l'Est. Il vit le jour à Compton en 1882. Ses parents, père canadien-français et mère irlandaise, exploitaient un magasin général et possédaient des moyens modestes.
Sir Wilfrid Laurier, l'un des plus fameux Premiers ministres du Canada, a passé un grande partie de sa vie d'adulte dans les Cantons-de-l'Est. M. Laurier, né à Saint-Lin dans les Laurentides en 1841, étudia à l'Université McGill où il obtint son diplôme en 1864.
L'histoire de la Eastern Townships Telephone Company est intimement liée à celle de Carlos Skinner. Bijoutier, horloger de métier, et résident de Waterloo, M. Skinner, selon Paul Delaney, "débordait d'énergie et s'intéressait au plus haut point aux derniers développements scientifiques."
La distribution du courrier dans les Cantons-de-l'Est date des environs de 1800. À ce moment, presque tous les pionniers venaient d'arriver de Nouvelle-Angleterre. Ces gens s'inquiétaient de ne pouvoir conserver leur liens avec leur ancienne patrie, les amis et la famille qu'ils y avaient laissés.
Dans les Cantons-de-l'Est, les premiers journaux répondaient aux besoins des pionniers venus de Nouvelle-Angleterre.
Les berges s’avéraient souvent l’endroit le plus approprié pour construire des voies ferrées. Des terrains réguliers, de faible élévation, exempts d’obstacles naturels majeurs (surtout les pentes abruptes et les traversées de cours d’eau), permettaient la mise en place d’un réseau à moindre coût, même si le tracé n’était pas le plus direct.
Jusque dans les années 1840, seul le pont de Sherbrooke franchissait la Saint-François. Pour se rendre d’un côté à l’autre de la rivière et d’un village à l’autre, comme partout dans les Cantons-de-l'Est, les voyageurs empruntaient le traversier.
Le 19e siècle a connu un important boom des voies ferrées partout dans les Cantons-de-l'Est. Poussées par la nécessité d'accéder aux matières premières, par le désir d'un transit rapide et par la frénésie de construire de plus en plus d'embranchements, les compagnies se disputaient le territoire et les marchés.
Durant de nombreuses années, dans les Cantons-de-l'Est, les routes étaient sommaires et impraticables pendant la majeure partie de l'année. Normalement, les déplacements avaient lieu à cheval, en carriole l'hiver, ou à pied.
Le premier traversier commercial sur le lac Memphrémagog, "Copp's Ferry", et certainement l'un des premiers dans les Cantons-de-l'Est, appartenait à Moses Copp et mouillait sur les berges du village au nom très approprié de Copp's Ferry (devenu Georgeville).
Les premiers pionniers ne trouvèrent aucune route. Ils furent plutôt confrontés à des forêts vierges. Pour se frayer un chemin, ils durent abattre des arbres, traverser des marais ou patauger dans des cours d'eau.
Avant que la région ne soit ouverte à la colonisation, les voyageurs devaient s'astreindre à utiliser les principaux lacs et cours d'eau des Cantons-de-l'Est pour se rendre dans cette région. Figurant en tête de liste des grandes étendues d'eau de la région, les lacs Champlain et Memphrémagog chevauchaient tous deux la frontière canado-américaine.
Les anciennes routes utilisées par les indiens Abénaquis dans les Cantons-de-l'Est passaient par de grands lacs tels que Memphrémagog, Champlain et Massawippi et des rivières telles que Saint-François et Missisquoi.
Le maréchal-ferrant était l'un des hommes les plus importants qui pouvait arriver dans un village de pionniers. Le terme anglais pour maréchal-ferrant, blacksmith, provient de black, métal noir, et de smite, frapper fort. Le maréchal-ferrant rendait de nombreux services essentiels dans une communauté, le premier étant de garder les sabots des chevaux en bonne condition.
La première industrie des Cantons-de-l'Est était reliée à la fabrication de la potasse. On découvrit qu'en Amérique du Nord, les cendres contenaient un plus grand pourcentage de potasse pure que dans les régions de la Baltique, d'où la demande constante et stable de ce produit. La potasse servait à épurer le sable dans la fabrication du verre.
En raison de la rigueur du climat que les colons subissaient dans leur nouveau pays, l'emplacement du premier abri était primordial. Il n'était pas difficile de trouver des matériaux de construction dans la forêt dense.