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Sherbrooke est la plus grande ville des Cantons-de-l'Est. Sa population de 150 000 personnes lui confère une position de prestige dans la région. Sherbrooke est située au confluent des rivières Saint-François et Magog. À l'époque des Abénaquis, ces deux rivières constituaient deux voies navigables importantes.
Le lac Selby, dans le canton de Dunham, aujourd'hui au centre de la MRC de Brome-Missisquoi, offrait un cadre prisé pour le canotage, la pêche, les pique-niques et les promenades du dimanche.
Long d’environ 1,5 kilomètres (1 mile), littéralement le seul lac de la région, il attirait les foules des villages de Dunham et Frelighsburg.
Le Rocher Donda se dresse devant nous tel une jeune fille brun noisette se maintenant paisiblement hors des eaux qui lui rendent hommage depuis tant d'années.
Nombreux sont les hommes, et les femmes aussi, qui ont réprimé chagrins et déboires dans le tourbillon quotidien des corvées éreintantes et trépidantes, soit en affaires ou dans la vie sociale, alors que d'autres ont tourné le dos au monde et à tout ce qu'il offre et ont trouvé la tranquillité au milieu des offrandes bienveillantes de la Nature.
Que d'aventures étranges, bizarres, le long des berges du lac qui s'étend en partie au Canada, en partie aux États-Unis, ont été rapportées, parmi lesquelles se trouve l'histoire - ou la légende - de la barrique de rhum.
Balance Rock, un immense rocher, est situé sur l'île Longue (anc. Manitou) au milieu du lac Memphrémagog. Le rocher est associé aux légendes autochtones. Selon la tradition, les Abénaquis qui vivaient dans la région croyaient qu'il gardait l'entrée de la Grande Terre de Chasse. C'était un endroit sacré et peu de gens osaient se risquer dans les parages.
Le lac Memphrémagog est situé en partie au Canada et en partie aux États-Unis. Les Européens ne résident autour du lac que seulement depuis deux siècles. Avant leur arrivée, la région était habitée par les Abénaquis, peuple autochtone qui a donné son nom au lac. Memphrémagog se traduit à peu près par "magnifiques eaux".
Le feu du Conseil projetait des ombres étranges sur les arbres et les flots reflétaient ses éclats. Le chef de la tribu Abénaquis, grand et autoritaire, aux yeux étincelants mais de physionomie calme et immuable, se tenait debout au milieu du cercle de feu. S'adressant aux hommes de sa tribu, le chef parla ainsi : "Les dés sont jetés.
Dans les années 1860, plusieurs Irlandais habitant aux États-Unis veulent que l'Angleterre accorde l'indépendance à l'Irlande. L'Irlande était soumise à l'autorité anglaise et la plupart de ses citoyens vivaient dans une extrême pauvreté.
Aucun récit sur les Cantons-de-l'Est ne serait complet sans la mention des "Rangers" de Rogers et de ce qui est devenu un des plus abominables épisodes de l'histoire des Cantons.
RÉBELLIONS DE 1837-1838
(Suite de : Les Rébellions, première partie : contexte politique)
Après le premier éclatement des insurrections, plusieurs des leaders du parti Patriote furent arrêtés, d'autres, comme Papineau, s'enfuirent aux États-Unis. Le nouveau gouverneur, Lord Durham, accorda une amnistie, mais la situation ne fut pas enrayée pour autant. Et Durham ne reçut pas non plus l'appui du gouvernement britannique.
La frontière séparant les Cantons-de-l'Est et les États-Unis fut établie par l'Acte de Québec en 1774 alors que le Canada et son voisin étaient encore des colonies de la Grande-Bretagne. La frontière fut fixée à 45 degrés de latitude nord.
La contrebande existe dans les Cantons-de-l'Est depuis très longtemps. Au début, il n'y avait aucun poste de douanes. Les gens pouvaient acheter tout ce qu'ils voulaient aux États-Unis et le ramener de ce côté-ci de la frontière. On ne posait pas de questions! En 1821, le gouvernement établit un poste de frontière à Stanstead.
Au début du 19e siècle, il n'existait ni policier ni cour ni prison dans les Cantons-de-l'Est. La région représentait une lointaine frontière, loin des villes du Bas-Canada. En principe, la loi était appliquée par des magistrats à temps partiel, qui demeuraient dans des hameaux dispersés. Lors d'urgences, les magistrats étaient assistés par la milice locale.
Le raid de St. Albans du 19 octobre 1864 fut l'un des plus célèbres épisodes de la vie frontalière.
Commémorant la première messe célébrée à Sherbrooke, 100 ans auparavant, cette carte postale composite présente les portraits de l’évêque Antoine Racine, l’évêque auxiliaire H. O. Chalifoux, l’évêque Paul Larocque, et le très reverend A-E. Dufresne, avec vues de la ville et le premier autel ayant servi au culte à Sherbrooke.
Monseigneur Antoine Racine, premier évêque du diocèse catholique de Sherbrooke, est né à Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, près de Québec, en 1822. Il fait ses classes auprès d'un oncle, prêtre dans une paroisse avoisinante. En 1834, il entre au Petit Séminaire de Québec pour poursuivre au Grand Séminaire de Québec où il étudie la théologie en vue de devenir prêtre.
Né en 1845 sur la ferme familiale à Kingscroft dans le canton de Barnston, Arthur Osmore Norton étudia tout près, à l'Académie Barnston. Dès l'âge de 16 ans, M. Norton travaillait comme commis dans un magasin général local. En 1870, il épousa Helen Richardson de Coaticook. Le couple eut deux enfants. Vers 1875, M.
De 1860 jusqu'au début du 20e siècle, la vallée de la Saint-François représentait le principal centre d'extraction et de production d'ardoise au Canada. À l'époque, on trouvait une dizaine d'ardoisières aux alentours de Richmond, Melbourne, Kingsbury et Danville.